Son avocat, Apolin Pepiezep, a évoqué un "risque de transfert". "Il est possible de M. Nemmouche soit extradé de la Belgique vers un pays tiers", a-t-il estimé. Deux personnes décédées dans la tuerie du 24 mai étaient israéliennes, les deux autres étant une retraitée française et un employé belge.
Jusque-là, le suspect, interpellé le 30 mai à Marseille dans le sud de la France, dans un car en provenance de Bruxelles en possession d'armes similaires à celles de la tuerie, s'était fermement opposé à l'extradition demandée par la Belgique.
"Mon client est français, il a été interpellé en France et une des victimes est française", a réaffirmé à l'audience son avocat, disant préférer un procès devant une juridiction française.
Impassible, le visage fermé et portant une barbe de trois jours, le suspect en polaire noire a juste fait un clin d'œil à des membres de son entourage en arrivant dans la salle, escorté par les hommes de la sécurité de l'administration pénitentiaire.
Mis en examen et placé en détention notamment pour assassinats, il ne s'est toujours pas exprimé sur les faits qui lui sont reprochés.
Délinquant multirécidiviste qui a plongé dans l'islam radical, Mehdi Nemmouche est parti en Syrie fin 2012 au sortir de cinq années de détention. Là-bas, il aurait intégré les rangs d'un groupe jihadiste particulièrement radical et violent, l'État islamique de l'Irak et du Levant (EILL), selon le parquet de Paris.
Quatre personnes sont décédées à la suite de l'attentat du 24 mai dernier à Bruxelles, dont un jeune de 24 ans qui se trouvait à l'accueil lors de la fusillade. L'homme a succombé à ses blessures après être resté plus d'une semaine entre la vie et la mort.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/nemmouche-n-exclut-plus-sa-remise-a-la-belgique-mais-pose-des-conditions-539935793570d60b4dc600c9


